Rencontres Médiation & Numérique 2016

Les Rencontres « médiation & numérique dans les équipements culturels » ont été organisées par le Ministère de la culture et de la communication (Secrétariat général / Service de la coordination des politiques culturelles et de l’innovation) en partenariat avec les Archives Nationales.
Présentation : Cette sixième édition demeure fidèle aux objectifs des éditions précédentes, tout en mettant notamment l’accent sur les publics éloignés et empêchés et en revenant de manière plus marquée sur l’un des fondamentaux des rencontres « culture numérique » : confronter et partager les expériences entre équipements de secteurs culturels différents en matière d’appropriation et d’usage du numérique dans leurs politiques des publics.

Cette année, les Rencontres ont eu lieu dans le très beau site de Pierrefitte-sur-Seine des Archives Nationales, à deux pas de l’université Paris 8 de Saint-Denis.

Deux jours durant lesquels j’ai assisté notamment aux présentations de la nouvelle école de la médiation scientifique (Estim), de nouveaux dispositifs de médiation (dont le regard explorateur au Musée du Louvre), du nouveau site de la Bibliothèque Nationale autour des métiers, des réalisations et des savoir-faire de la construction (Passerelles)  et à une session dédiée aux Fablabs dans les équipements culturels.

Et sinon possibilité de visionner les restitutions.

Les muséographes et les RSN

En préparation d’une présentation à propos des Réseaux Sociaux Numériques (RSN) pour l’Association Professionnelle des Muséographes : quels usages pour la pratique du muséographe ? Pourquoi et comment intégrer les RSN dans la conception d’une exposition ?

• Le rapport des visiteurs au musée commence à être bouleversé avec le développement des outils numériques (smartphones, applis, géolocalisation …), et en conséquence les pratiques participatives. De même, le rapport à la narration (concevoir une exposition, c’est aussi raconter une histoire) change avec le développement du transmedia. Avec le temps, le/la muséographe devra intégrer dès la conception d’une exposition des outils numériques et penser l’exposition dans le musée et hors les murs du musée. Cette présentation a comme objectif de faire le point en interne d’abord sur le vocabulaire (IRL, RSS, RT, QR Code, NFC …) et ensuite sur les usages professionnels et personnels, afin d’imaginer des possibles muséographiques.

• Pour ma part, aussi les questions de l’écriture dématérialisée (dans et hors l’espace du musée), de la déambulation du visiteur (quelle perception de l’exposition ?) et des nouvelles pratiques-artiste de l’exposition ?

Rencontres Médiation & Numérique 2014

Pendant deux jours au Centre Georges Pompidou, les 4ème rencontres « médiation & numérique dans les équipements culturels » durant lesquelles j’ai assisté à :

• Lundi après-midi : Jeunesse & numérique ; outils et dispositifs (ai retenu tout spécialement « Le Grand Mix générateur d’architecture » à la Maison de l’architecture de Basse-Normandie et « La table MashUp » du cinéma l’Alhambra)

• Mardi matin : Bibliothèques et numérique (ai découvert le webmagazine balises de la BPI)

• Mardi après-midi : Muzeonum et deux questions : Comment mettre en place une présence en ligne dans les musées ? Comment articuler les politiques de médiation culturelle en ligne et hors ligne ?

Et sinon toujours la possibilité de visionner les restitutions.

Dis madame pourquoi ?

Invitée par le festival Pariscience à échanger avec des élèves de primaire dans le grand amphithéâtre du Muséum d’histoire naturelle lors de la courte séance du matin : quatre courts-métrages sur la pollution et la disparition des abeilles, et puis les questions !

Toujours intéressant en tant que médiatrice culturelle d’échanger avec les enfants afin de mieux assimiler ce qui les a fait rire, ce qu’ils retiennent ou pas (dites madame, c’est comment le nom de la molécule ?), ce qui les perturbent (et si les abeilles meurent, on va tous mourir bientôt ?)  …

Périple : J19, le Haut Koenigsbourg et Obernai

Toujours avec notre guide local, nous découvrons les lieux très touristiques aux alentours de Strasbourg : le Haut Koenigsbourg (le parcours imposé, c’est pas top. Impossible de se repérer dans les différents volumes du bâtiment, il faudrait faire demi-tour puis revenir mais non il faut suivre les rythme des autres visiteurs. En conséquence, on regarde, un peu, et on grimpe encore, encore jusque tout en haut puis on descend. Cette expérience de visite permet de prendre la mesure sur l’évolution des pratiques muséographiques.) et la petite cité médiévale d’Obernai. Donc beaucoup de monde, cela rappelle les séjours en Bretagne (Dinan, Fort-La-latte …)

Périple : J18, Strasbourg la nuit

Départ de Lyon pour Strasbourg. Un peu inquiète par le nombre de kilomètres, habituée aux petits sauts de puce depuis le début de ce périple. En fait, un beau trajet en voiture : les touristes étrangers qui rentrent (hollandais, allemands, suisses, luxembourgeois) croisés dans les stations service, vue des Vosges et des ballons. Et arrivée à Strasbourg et prise en charge par un local qui nous fait visiter la ville la nuit. Perte des repères. Nombreux touristes et autochtones venus admirer les illuminations.

Périple: J15, la journée des ponts

Départ de Montpellier pour les alentours d’Avignon avec au programme : le Pont du Gard (classé patrimoine mondial) et le Pont d’Avignon.

Pour le premier, découvert lors d’une visite dans le cadre d’un appel d’offre (qui sera perdu) pour l’aménagement muséographique d’un sentier de balade à proximité du pont. Maintenant, l’entrée est payante, mais gratuite pour les locaux (ce qui est une bonne initiative). Le site aménagé est tellement vaste que nous n’avons pas l’impression d’une masse de touristes, heureusement. Comme le prix du parking comprend la visite à l’exposition permanente, nous en profitons. En fait nous serons déçus : lumière très sombre, textes illisibles donc, la scénographie a beaucoup vieilli.

Pour le second, comme tout le monde, curiosité suite à l’air chanté et dansé enfant. Nous découvrons qu’il faut payer pour marcher sur le pont et qu’il y a beaucoup de monde dans la file d’attente. A la longue, c’est un peu usant de devoir tout le temps payer. Sans doute, cela s’explique par les nécessités de gestion du site, néanmoins … Alors, juste un tout petit tour d’Avignon, car pas le temps de découvrir la ville (mais c’est comme cela, il faudra revenir rien que pour), et départ pour une maison de village à Caumont-sur-Durance.

Périple : J11, La Panacée à Montpellier

Visite du centre historique de Montpellier, puis passage devant la faculté de médecine (première de France), ensuite, à deux pas, devant l’ENSAD et, pour finir, visite de la Panacée.

La Panacée, centre de culture contemporaine, lieu découvert à travers trois expositions : Textopoly, téléphone, Roberto Martinez. Et un intérêt porté à ce lieu du fait de ses intentions : (extraits du site)

« La Panacée va privilégier le travail autour de trois grandes disciplines et de leurs interactions :

  • Arts visuels : photographie, art vidéo, arts plastiques, cinéma, design, BD, graphisme…
  • Numérique : techniques de communication numérique, réseaux sociaux, blogs…
  • Nouvelles écritures : twitter, blog, SMS, facebook…) .

Elle se propose donc d’explorer et de présenter les recherches artistiques qui ont en commun d’interroger nos perceptions d’un monde en mutation :

  • Les environnements technologiques et la manière dont elles transforment les pratiques artistiques et nos manières de percevoir et de penser.
  • Les mutations des matérialités de l’écrit. L’enjeu est d’accompagner des projets d’écriture sur les nouveaux supports de l’écrit favorisant le croisement entre auteurs et artistes de différentes disciplines.
  • L’interrogation du système des arts. Dans le cadre des expositions monographiques ou collectives, La Panacée fera appel à des artistes et commissaires français et étrangers qui interrogent de manière critique le système des arts : notion d’auteur et de propriété, notion d’exposition et de visite…
  • L’ouverture à des scènes artistiques d’ailleurs, en pleine effervescence, pour créer sur une base de coopération décentralisée des liens entre artistes étrangers et artistes du territoire. »

L’auteure hétéroclite en profite pour faire une photo pour #leséponges