Ouvrir le blog (toujours pas)

L’écriture des articles avance pourtant le blog n’est pas rendu public, alors qu’annoncé tout d’abord ouvert pour le mois de septembre, puis le mois d’octobre, puis le mois de novembre, puis maintenant pour mi-novembre. Car le doute (toujours), car l’impossibilité (encore) à écrire à la première personne du singulier. Pour la rédactrice, il faudrait trouver un « style » (comme pour une exposition : choisir un style fluide et créer une dynamique de lecture pour les visiteurs) alors que pour l’auteure, il ne faudrait pas s’enfermer dans un « style » (et recherche d’une lecture qui ne serait pas fluide).
Erreur de considérer ce blog comme un espace textuel figé alors que, de part son usage, la forme va évoluer. Il faut donc inscrire l’écriture dans le flux temporel et accepter l’incomplétude.

Piges : trois articles en préparation

A rendre pour le 2 décembre, numéro 12 du Magazine des Arts :

Exposition Oulipo, la littérature en jeu(x) à la bibliothèque de l’Arsenal :

Présentation de la BnF : L’exposition vise à faire découvrir l’histoire de ce groupe à la fois ancien et toujours actif, en pénétrant les arcanes du fonctionnement collectif et en observant les étapes d’une création aux contours multiples ‒ que des dispositifs interactifs permettront d’expérimenter.

Le fonds Hélène&Edouard Leclerc pour la culture, à Landerneau

L’imagerie, à Lannion

Les muséographes et les RSN

En préparation d’une présentation à propos des Réseaux Sociaux Numériques (RSN) pour l’Association Professionnelle des Muséographes : quels usages pour la pratique du muséographe ? Pourquoi et comment intégrer les RSN dans la conception d’une exposition ?

• Le rapport des visiteurs au musée commence à être bouleversé avec le développement des outils numériques (smartphones, applis, géolocalisation …), et en conséquence les pratiques participatives. De même, le rapport à la narration (concevoir une exposition, c’est aussi raconter une histoire) change avec le développement du transmedia. Avec le temps, le/la muséographe devra intégrer dès la conception d’une exposition des outils numériques et penser l’exposition dans le musée et hors les murs du musée. Cette présentation a comme objectif de faire le point en interne d’abord sur le vocabulaire (IRL, RSS, RT, QR Code, NFC …) et ensuite sur les usages professionnels et personnels, afin d’imaginer des possibles muséographiques.

• Pour ma part, aussi les questions de l’écriture dématérialisée (dans et hors l’espace du musée), de la déambulation du visiteur (quelle perception de l’exposition ?) et des nouvelles pratiques-artiste de l’exposition ?

Lecture « Atelier contemporain »

Après-midi lecture organisé par la maison d’édition « Atelier contemporain » avec Christophe Grossi, Jaques Moulin, Valère Novarina. Toujours plaisir d’entendre un auteur lire ses textes, découvrir ses choix d’extraits, être bercée (ou pas ; j’aime bien aussi ne pas, parce qu’alors ça questionne) par le rythme de sa lecture. Parfois, je comprends mieux son écriture (ce qui fut le cas pour le philosophe Jacques Rancière).
L’Atelier contemporain est diffusé par R-diffusion (possibilité de passer commande depuis le site), réseau de diffusion de création contemporaine avec un riche catalogue.

Livre lu : Ricordi, Christophe Grossi

Présentation de l’éditeur : La genèse des Ricordi, racontée par son auteur : « […] Comment faire confiance aux souvenirs quand les faits sont derrière nous, passés ? On se souvient, on croit se souvenir, on embellit ou noircit la réalité, on arrange, sciemment ou non, en fonction de l’interlocuteur. On (se) raconte nos souvenirs, on entend des histoires. Parce qu’on a soif d’histoires, et celui qui raconte, et celui qui écoute.
Qu’ils soient vrais ou en partie inventés, détournés, incomplets, les souvenirs sont espiègles, ils vont et viennent, du coq à l’âne, dans le désordre et ils aiment nous perdre, se modifier, se transformer. Les souvenirs sont des romans. »

Il y a des auteurs que l’on découvre sur twitter puis sur internet grâce à leur site. Ce fut le cas pour Christophe Grossi, avec une lecture attentive de la corderie depuis déboîtements. Dans ce livre, interrogations sur la mémoire, l’oubli, la réappropriation de souvenirs qui n’en sont pas les nôtres. Et alors la question de la langue qu’on n’a pas pu apprendre, qu’on ne peut apprendre, qu’on ne veut apprendre. Et alors le retour en arrière par la langue, puis le choix du français comme langue d’écriture et porteur d’un manque.
Occasion de faire du lien avec la lecture de l’ouvrage par Pierre Ménard Comment s’impriment en soi les souvenirs des autres ? et le texte de Sarah Cillaire L’idée de Catalogne, publié sur nerval.fr.

Livre lu : Fictions du corps, François Bon

Présentation de l’auteur/éditeur : S’embarquer dans l’étrange. Il y a un fantastique propre à la ville, on commence à savoir l’explorer. Il y a un imaginaire lié au corps, où l’écriture par incises et fictions brèves de Michaux a sans doute défriché le plus. Mais dans notre expérience de la ville, la question du corps devient la plus insistante, conditionne l’espace, les trajets, la communauté. Investir ce territoire, lentement, à mesure des mois, des rêves, des peurs et hantises ou désirs.

Fictions brèves sur l’imaginaire du corps et de la ville – avec vidéos. Au total, 48 notes sur « l’homme démembré », « les hommes inutiles » … (pincement au coeur tout spécialement pour les hommes porte)à découvrir dans le sommaire général.

Lectures « Atelier de l’agneau »

Soirée-lectures organisée par la maison d’édition L’atelier de l’agneau (qui édite aussi la revue semestrielle L’intranquille) avec notamment Charles Pennequin et Anna Serra . Assister à des lectures me permet de découvrir de nouveaux auteur-e-s, aujourd’hui : Vivian Lamarque, Maria Angela Gualtieri, Patrizia Valduga.
Ainsi découvert Ernst Jandl lors d’une rencontre organisée par Ent’revues : lus par Christian Prigent des extraits de Groite et dauche : poèmes, peppermints et autres proses (traduit de l’allemand par Lucie Taïeb), ouvrage édité par L’atelier de l’Agneau.