Livre lu : Ricordi, Christophe Grossi

Présentation de l’éditeur : La genèse des Ricordi, racontée par son auteur : « […] Comment faire confiance aux souvenirs quand les faits sont derrière nous, passés ? On se souvient, on croit se souvenir, on embellit ou noircit la réalité, on arrange, sciemment ou non, en fonction de l’interlocuteur. On (se) raconte nos souvenirs, on entend des histoires. Parce qu’on a soif d’histoires, et celui qui raconte, et celui qui écoute.
Qu’ils soient vrais ou en partie inventés, détournés, incomplets, les souvenirs sont espiègles, ils vont et viennent, du coq à l’âne, dans le désordre et ils aiment nous perdre, se modifier, se transformer. Les souvenirs sont des romans. »

Il y a des auteurs que l’on découvre sur twitter puis sur internet grâce à leur site. Ce fut le cas pour Christophe Grossi, avec une lecture attentive de la corderie depuis déboîtements. Dans ce livre, interrogations sur la mémoire, l’oubli, la réappropriation de souvenirs qui n’en sont pas les nôtres. Et alors la question de la langue qu’on n’a pas pu apprendre, qu’on ne peut apprendre, qu’on ne veut apprendre. Et alors le retour en arrière par la langue, puis le choix du français comme langue d’écriture et porteur d’un manque.
Occasion de faire du lien avec la lecture de l’ouvrage par Pierre Ménard Comment s’impriment en soi les souvenirs des autres ? et le texte de Sarah Cillaire L’idée de Catalogne, publié sur nerval.fr.

Publié par

admin_aus

This information box about the author only appears if the author has biographical information. Otherwise there is not author box shown. Follow YOOtheme on Twitter or read the blog.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *