Internet le mal aimé

En préparation d’un article sur « Sade attaquer le soleil », la future exposition au Musée d’Orsay , je découvre une vidéo interview de la commissaire d’Annie Le brun et un article. Et encore une méfiance envers le numérique, les réseaux sociaux (RSN) et internet. La fracture numérique n’est pas toujours là où on l’imagine.
Dans le discours public, on pourrait croire que les deux camps (pour/contre) s’affrontent. Je note qu’un certain nombre sont perdus quand il s’agit d’analyser le développement du numérique dans nos vies quotidiennes. Mêmes méfaits que la consommation. Il faudrait peut-être proposer une initiation à ceux qui ne savent pas, comme une balade initiatique avec guide (analogie avec les guides de haute-montagne ?) afin de déceler les bienfaits. Au-delà de l’outil, il conviendrait d’expliquer les différents usages (et rappeler la différence entre une technologie et ses usages).
Car les réseaux sociaux ne diluent pas toujours l’identité (terme confus) mais au contraire peuvent contribuer à fabriquer des identités plurielles grâce aux nombreuses communautés qu’il est possible de « suivre » sur les RSN. A une présentation figée (qui je suis ? ce que j’aime ? où je travaille ?) monolithique, il est possible de se construire par un kaléidoscope de goûts et construire une résistance au marketing. Se donner le choix des choix.
On peut critiquer le numérique qui sépare (certes pourquoi consulter son portable dans la rue au lieu de demander son chemin au premier passant venu), ce serait oublier que le numérique participe à construire des communautés invisibles dans le monde physique (et alors des échanges, même s’il s’agit de demander l’adresse d’un bon restaurant ou d’une exposition à voir, et alors parfois plus). Alors comment témoigner que tout n’est pas mauvais et qu’il convient d’analyser avec un peu plus de finesse.
Car en conséquence de ce discours, se crée dans le même temps une fracture entre ceux et celles qui savent (libres ensuite de s’y inscrire), s’enrichissent et ceux et celles qui répètent. Une fracture entre ceux et celles qui s’approprient le numérique pour leurs usages singuliers et ceux et celles qui. Il faudrait pouvoir faire un choix éclairé. Sinon les MOOC seraient un nouveau rêve d’égalité sociale.

Publié par

admin_aus

This information box about the author only appears if the author has biographical information. Otherwise there is not author box shown. Follow YOOtheme on Twitter or read the blog.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *