Livre lu : Les Saisons, Maurice Pons

Présentation de Christian Bourgois Editeur : Depuis près de trente ans. les lecteurs des Saisons forment une sorte de confrérie d’initiés. Ils partagent un même univers,  » plaqué  » sur le nôtre comme l’or – ou la suie ; ils utilisent le même langage, les mêmes images de référence ; ils se connaissent et se reconnaissent entre eux, un peu comme les lecteurs de Malcolm Lowry ou de Julio Cortazar.

En vacances. Et renouer avec le roman.

Libres lus : des classiques tardivement

Avec le temps des vacances, une envie de lire des livres très très connus et pourtant pas encore lus et pourtant dans la bibliothèque… La rencontre avec un livre peut prendre des années. Le temps de plusieurs « première de couverture ».

Le meilleur des mondes (Brave New World, 1932), Aldous huxley, tr.fr. Jules Castier

Sa majesté des mouches (Lord of the Flies, 1954), William Golding, tr.fr. Lola Tranec

1984 (Nineteen Eighty-Four, 1949), Georges Orwell, tr. fr. Amélie Audiberti
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Livre lu : Surveillances, livre collectif

Présentation de l’éditeur : Fut un temps où la sauvegarde de nos vies (sauvegarde au sens informatique qu’on lui prête aujourd’hui) était l’apanage des artistes, et notamment des écrivains. Mais, à l’heure de la surveillance de masse, des réseaux sociaux et des algorithmes invasifs, si nos vies sont suivies en temps réel, serons-nous encore capables de les écrire ?

Un livre acheté au marché de la poésie. L’occasion d’un croisement entre publie.net et la quadrature du net, et donc l’occasion d’aborder le thème contemporain et même très actuel de la surveillance via la littérature. Puis de venir assister à une rencontre-lecture organisée chez Ent’revues.

Auteur-e-s : Noémi Lefebvre, Christian Garcin, Marie Cosnay, Céline Curiol, Claro, Carole Zalberg, Bertrand Leclair, Miracle Jones, Cécile Portier, Isabelle Garron, Catherine Dufour et Philippe Aigrain

Livre lu : Terminus radieux, Antoine Volodine

Présentation de l‘éditeur : Des siècles après la fin de l’Homme Rouge, dans une Sibérie rendue inhabitable par les accidents nucléaires, des morts-vivants, des princesses et des corbeaux s’obstinent à poursuivre le rêve soviétique.

Livre de noël. Sorti depuis quelques mois, prix Médicis. Parce qu’aimer patienter, faire vivre le livre après les quelques semaines promotionnelles, pour sortir d’une littérature événementielle.
Pour aller plus loin, une présentation de l’auteur par François Bon sur Tiers Livre

Sobriété et salon de l’Autre Livre

Passage au Salon de l’Autre Livre et (re)découverte de la maison d’édition Le passager clandestin et sa collection Les Précurseurs de la décroissance qui comprend douze titres, dont Diogène et les cyniques ou la liberté dans la vie simple ; André Gorz, pour une pensée de l’écosocialisme ; Lao-tseu et les taoïstes ou la recherche d’une vie harmonieuse ; Charles Fourier ou la pensée en contre-marche.
Belle première de couverture, format agréable (110×170 mm), petit prix (8 euros).
Continuer la lecture de Sobriété et salon de l’Autre Livre

Livre lu : Elles en chambre, Juliette Mézenc

Présentation des Editions de l’attente : Entre essai et poésie, une continuation, près d’un siècle plus tard, de la réflexion conduite par Virginia Woolf dans son essai « Une chambre à soi », sous la forme d’une visite guidée des chambres de femmes écrivains. Chambres d’écriture imaginées sous la surface, dans des régions dissimulées au regard, obscures, maintenues à part d’un quotidien souvent mené de front. Ou comment allier espace intime et contraintes matérielles d’une façon infiniment subtile pour ménager sa liberté intellectuelle.

Livre reçu dans ma boîte aux lettres, heureuse coïncidence après la lecture récente de Trois Guinées de Virginia Woolf. L’occasion aussi de retrouver le travail de l’auteure, après avoir assisté à deux « lectures performées » : lors de la performance à Beaubourg en septembre 2013 dans le cadre de la manifestation Chercher le texte et lors des Pecha Kucha durant le Rendez-vous des Lettres 2012 « écrire web » ou comment s’invente la littérature aujourd’hui (vidéos aussi archivées sur le site de la bnf)

Juliette Mézenc sur internet : site [mots maquis] et twitter @juliettemezenc

Livre lu : trois guinées, Virginia Woolf

Présentation des éditions publie.net : « C’est la fin de six années de tâtonnements », écrit Virginia Woolf dans son Journal en juin 1938, « d’efforts, de beaucoup d’angoisses, de quelques extases. » Trois ans avant son suicide, dix ans après l’écriture d’Une pièce à soi, paraît Trois guinées, qui prolonge la réflexion entamée précédemment sur la place accordée aux femmes dans la société et dans la sphère intellectuelle, l’équilibre entre les sexes, la domination masculine.

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Souvenirs d’il y a très très longtemps. La couverture était bleue (dans ma mémoire, mais impossible vérification car absence des ouvrages dans la bibliothèque) et le papier plutôt épais. Souvenirs aussi de l’étonnement à lecture des Vagues, texte si loin des obligations lycéennes.

 

Lecture « Atelier contemporain »

Après-midi lecture organisé par la maison d’édition « Atelier contemporain » avec Christophe Grossi, Jaques Moulin, Valère Novarina. Toujours plaisir d’entendre un auteur lire ses textes, découvrir ses choix d’extraits, être bercée (ou pas ; j’aime bien aussi ne pas, parce qu’alors ça questionne) par le rythme de sa lecture. Parfois, je comprends mieux son écriture (ce qui fut le cas pour le philosophe Jacques Rancière).
L’Atelier contemporain est diffusé par R-diffusion (possibilité de passer commande depuis le site), réseau de diffusion de création contemporaine avec un riche catalogue.

Livre lu : Ricordi, Christophe Grossi

Présentation de l’éditeur : La genèse des Ricordi, racontée par son auteur : « […] Comment faire confiance aux souvenirs quand les faits sont derrière nous, passés ? On se souvient, on croit se souvenir, on embellit ou noircit la réalité, on arrange, sciemment ou non, en fonction de l’interlocuteur. On (se) raconte nos souvenirs, on entend des histoires. Parce qu’on a soif d’histoires, et celui qui raconte, et celui qui écoute.
Qu’ils soient vrais ou en partie inventés, détournés, incomplets, les souvenirs sont espiègles, ils vont et viennent, du coq à l’âne, dans le désordre et ils aiment nous perdre, se modifier, se transformer. Les souvenirs sont des romans. »

Il y a des auteurs que l’on découvre sur twitter puis sur internet grâce à leur site. Ce fut le cas pour Christophe Grossi, avec une lecture attentive de la corderie depuis déboîtements. Dans ce livre, interrogations sur la mémoire, l’oubli, la réappropriation de souvenirs qui n’en sont pas les nôtres. Et alors la question de la langue qu’on n’a pas pu apprendre, qu’on ne peut apprendre, qu’on ne veut apprendre. Et alors le retour en arrière par la langue, puis le choix du français comme langue d’écriture et porteur d’un manque.
Occasion de faire du lien avec la lecture de l’ouvrage par Pierre Ménard Comment s’impriment en soi les souvenirs des autres ? et le texte de Sarah Cillaire L’idée de Catalogne, publié sur nerval.fr.