Les muséographes et les RSN

En préparation d’une présentation à propos des Réseaux Sociaux Numériques (RSN) pour l’Association Professionnelle des Muséographes : quels usages pour la pratique du muséographe ? Pourquoi et comment intégrer les RSN dans la conception d’une exposition ?

• Le rapport des visiteurs au musée commence à être bouleversé avec le développement des outils numériques (smartphones, applis, géolocalisation …), et en conséquence les pratiques participatives. De même, le rapport à la narration (concevoir une exposition, c’est aussi raconter une histoire) change avec le développement du transmedia. Avec le temps, le/la muséographe devra intégrer dès la conception d’une exposition des outils numériques et penser l’exposition dans le musée et hors les murs du musée. Cette présentation a comme objectif de faire le point en interne d’abord sur le vocabulaire (IRL, RSS, RT, QR Code, NFC …) et ensuite sur les usages professionnels et personnels, afin d’imaginer des possibles muséographiques.

• Pour ma part, aussi les questions de l’écriture dématérialisée (dans et hors l’espace du musée), de la déambulation du visiteur (quelle perception de l’exposition ?) et des nouvelles pratiques-artiste de l’exposition ?

Lecture « Atelier contemporain »

Après-midi lecture organisé par la maison d’édition « Atelier contemporain » avec Christophe Grossi, Jaques Moulin, Valère Novarina. Toujours plaisir d’entendre un auteur lire ses textes, découvrir ses choix d’extraits, être bercée (ou pas ; j’aime bien aussi ne pas, parce qu’alors ça questionne) par le rythme de sa lecture. Parfois, je comprends mieux son écriture (ce qui fut le cas pour le philosophe Jacques Rancière).
L’Atelier contemporain est diffusé par R-diffusion (possibilité de passer commande depuis le site), réseau de diffusion de création contemporaine avec un riche catalogue.

Livre lu : Ricordi, Christophe Grossi

Présentation de l’éditeur : La genèse des Ricordi, racontée par son auteur : « […] Comment faire confiance aux souvenirs quand les faits sont derrière nous, passés ? On se souvient, on croit se souvenir, on embellit ou noircit la réalité, on arrange, sciemment ou non, en fonction de l’interlocuteur. On (se) raconte nos souvenirs, on entend des histoires. Parce qu’on a soif d’histoires, et celui qui raconte, et celui qui écoute.
Qu’ils soient vrais ou en partie inventés, détournés, incomplets, les souvenirs sont espiègles, ils vont et viennent, du coq à l’âne, dans le désordre et ils aiment nous perdre, se modifier, se transformer. Les souvenirs sont des romans. »

Il y a des auteurs que l’on découvre sur twitter puis sur internet grâce à leur site. Ce fut le cas pour Christophe Grossi, avec une lecture attentive de la corderie depuis déboîtements. Dans ce livre, interrogations sur la mémoire, l’oubli, la réappropriation de souvenirs qui n’en sont pas les nôtres. Et alors la question de la langue qu’on n’a pas pu apprendre, qu’on ne peut apprendre, qu’on ne veut apprendre. Et alors le retour en arrière par la langue, puis le choix du français comme langue d’écriture et porteur d’un manque.
Occasion de faire du lien avec la lecture de l’ouvrage par Pierre Ménard Comment s’impriment en soi les souvenirs des autres ? et le texte de Sarah Cillaire L’idée de Catalogne, publié sur nerval.fr.

Livre lu : Fictions du corps, François Bon

Présentation de l’auteur/éditeur : S’embarquer dans l’étrange. Il y a un fantastique propre à la ville, on commence à savoir l’explorer. Il y a un imaginaire lié au corps, où l’écriture par incises et fictions brèves de Michaux a sans doute défriché le plus. Mais dans notre expérience de la ville, la question du corps devient la plus insistante, conditionne l’espace, les trajets, la communauté. Investir ce territoire, lentement, à mesure des mois, des rêves, des peurs et hantises ou désirs.

Fictions brèves sur l’imaginaire du corps et de la ville – avec vidéos. Au total, 48 notes sur « l’homme démembré », « les hommes inutiles » … (pincement au coeur tout spécialement pour les hommes porte)à découvrir dans le sommaire général.

Lectures « Atelier de l’agneau »

Soirée-lectures organisée par la maison d’édition L’atelier de l’agneau (qui édite aussi la revue semestrielle L’intranquille) avec notamment Charles Pennequin et Anna Serra . Assister à des lectures me permet de découvrir de nouveaux auteur-e-s, aujourd’hui : Vivian Lamarque, Maria Angela Gualtieri, Patrizia Valduga.
Ainsi découvert Ernst Jandl lors d’une rencontre organisée par Ent’revues : lus par Christian Prigent des extraits de Groite et dauche : poèmes, peppermints et autres proses (traduit de l’allemand par Lucie Taïeb), ouvrage édité par L’atelier de l’Agneau.

Rencontres Médiation & Numérique 2014

Pendant deux jours au Centre Georges Pompidou, les 4ème rencontres « médiation & numérique dans les équipements culturels » durant lesquelles j’ai assisté à :

• Lundi après-midi : Jeunesse & numérique ; outils et dispositifs (ai retenu tout spécialement « Le Grand Mix générateur d’architecture » à la Maison de l’architecture de Basse-Normandie et « La table MashUp » du cinéma l’Alhambra)

• Mardi matin : Bibliothèques et numérique (ai découvert le webmagazine balises de la BPI)

• Mardi après-midi : Muzeonum et deux questions : Comment mettre en place une présence en ligne dans les musées ? Comment articuler les politiques de médiation culturelle en ligne et hors ligne ?

Et sinon toujours la possibilité de visionner les restitutions.

Dis madame pourquoi ?

Invitée par le festival Pariscience à échanger avec des élèves de primaire dans le grand amphithéâtre du Muséum d’histoire naturelle lors de la courte séance du matin : quatre courts-métrages sur la pollution et la disparition des abeilles, et puis les questions !

Toujours intéressant en tant que médiatrice culturelle d’échanger avec les enfants afin de mieux assimiler ce qui les a fait rire, ce qu’ils retiennent ou pas (dites madame, c’est comment le nom de la molécule ?), ce qui les perturbent (et si les abeilles meurent, on va tous mourir bientôt ?)  …